AV65.5 : naissance d’une chimère

Une “bonne affaire” qui cache bien son jeu

L’histoire de cette bécane commence peu après la remise en route de la Bleue. Elle avait tout de la bonne affaire : pas trop loin de Versailles (1h30 de transport), un prix correct… Bon, avec quand même deux petits bémols : un moteur bloqué et une peinture orange dégueulasse.

Une fois la bécane ramenée en transports en commun — en heure de pointe sinon c’est pas drôle — C’était l’euphorie. On avait enfin une deuxième bécane et plein de rêves de préparation.

Une identité bricolée : bienvenue à l’AV65.5

Après inspection, on s’est vite rendu compte qu’il y avait dans cette bécane des pièces de toutes les machines du monde… sauf d’une AV68.
On a donc décidé de la renommer AV65.5, histoire de bien marquer le coup : une vraie chimère.

De toute façon, ici on ne prône pas l’obsession de l’origine comme sur certains forums (qui nous ont d’ailleurs bannis… trop jeunes et trop cons, apparemment).

Le projet était simple : une bécane qui marche, avec un style vert militaire.
Deux selles monoplaces, des pneus typés tout-chemin, et un grand guidon type origine.
Une vraie mule pour aller traîner dans nos magnifiques chemins du 78 et du 91.

Première remise en route : du bricolage efficace

On s’y met sérieusement :

  • un kit cylindre-piston type “origine”
  • un allumage électronique (parce que les rupteurs, c’est de la merde, faut pas se mentir)
  • et un carburateur beaucoup trop gros, chouravé chez l’ami Zoltan

Avec tout ça… miracle, la bécane démarre.
Fallait voir l’état de l’engin avec sa selle de vélo blanche.

Ponçage, galères et longues pauses

Ensuite, place à une session de ponçage interminable.
On découvre au passage environ 18 couches de peinture, toutes posées à l’arrache, avec à peine un coup de papier de verre entre chaque.
Sans parler des cabossages planqués sous des tonnes de mastic — souvenirs de chutes qui n’ont sûrement pas laissé les anciens proprios indemnes.

On prépare aussi la soudure :

  • une nouvelle béquille
  • un tube pour accueillir la deuxième selle

Et là… longue traversée du désert.
Plus de six mois avec la bécane en pièces, stockée dans un carton.

Remontage et premières victoires

On finit par s’y remettre. Le remontage n’est pas de tout repos : pièces perdues, manquantes ou complètement HS.
Mais au bout du compte, elle reprend forme.

Et là, fierté.
C’était officiellement notre première bécane préparée. Et faut dire qu’elle marchait bien… malgré deux serrages, dus à des “petits oublis” de mélange essence/huile de la part de notre trésorier.

Une fiabilité… relative

La bécane a continué à accumuler les problèmes — logique, vu la base pas saine du tout.
Mais avec de la persévérance, elle a continué à rouler.

Jusqu’au jour où :

  • la béquille centrale décide de se faire la malle
  • suivi d’un serrage final qui a un peu achevé notre motivation

Et après ?

Depuis, elle est à l’arrêt.

Mais qui sait…
Peut-être qu’un jour, l’AV65.5 reviendra pour une ultime remise en route.